Réf :97/09/01

 

Pékin, 6 septembre 1997:

Le coup d'envoi du 2d Rallye Pékin-Paris est donné

Le 6 septembre, au petit matin, dans la brume de Pékin, une escorte composée de 94 voitures anciennes, quelques voitures d'assistance et des voitures de police chinoises sirènes hurlantes, prenait le départ.

Première étape: la Muraille de Chine pour un second départ en fanfare, avec des dragons, de nombreux notables chinois et quelques cent trompettes. Puis, cap sur l'Ouest avec un seul but: rejoindre Paris en 43 jours ... Un beau challenge !

Un départ escorté, très chinois

Après avoir récupéré leurs voitures qui sortaient des containers où elles avaient voyagé pendant 2 mois, les concurrents ont passé une semaine à les préparer et à y apporter les derniers réglages.

Ils ont accompli un certain nombre de démarches administratives - pas évident dans un pays où l'on ne parle que chinois ! - afin de pouvoir traverser ce vaste pays sans encombre.

Ils ont enfin terminé leur paquetage car des températures allant de +30° à -30° les attendent au cours des prochaines semaines.

Fin prêts pour le grand départ:
Réveil: 4hOO
Départ: 6hOO
Le coup d'envoi est lancé !

Une première étape jonchée de surprises

Si la première étape Pékin-Zhang Jiakou, via la Muraille de Chine, parait toute simple sur la carte, elle a quand même bien sollicité les mécaniques de certaines voitures: après Jao Netto (Portugal) au volant de sa Ford Model B qui s'est arrêté à 50 mètres du départ, le pick up Ford Model A de Francis Noz (USA) est tout simplement resté immobilisé à 11 km de la muraille de Chine. Quant à la Vauxhall Prince Henry de Lord Montagu de Beaulieu (UK), son radiateur a explosé ! Son coéquipier, Mr Hill, a réussi à colmater la "brèche", et à rejoindre Zhang Jiakou dans les temps, pour remettre à neuf le radiateur au cours de la nuit, devant une foule de spectateurs chinois bien étonnés.

L'arrivée du convoi dans la ville de Zhang Jiakou était pour la foule amassée le long de son passage, une sorte de vision de rêve. Tous étaient figés, béats d'admiration. La La France - 1907 - a déchaîné l'enthousiasme de tous !

Le 7 septembre au matin, c'est donc 93 concurrents qui prenaient le départ pour West Baotou. Une étape de 507 km qui devait les faire entrer beaucoup plus profondément dans ce pays gigantesque. Dépaysement garanti !

8 septembre, 3ème jour
Etape: West Baotou-Yinchuan, 594 km

Au cours de cette longue journée dans la vallée du Fleuve Jaune, sous un soleil brûlant, les voitures ont un peu souffert: surchauffe de radiateurs, problèmes électriques, suspension cassée... mais les équipages étaient toujours en bonne santé ! Selon la police, on a compté 1100 gardes rouges et près d'un million de spectateurs! Les véhicules circulaient difficilement à travers cette foule qui ne s'écartait de la route qu'à la dernière seconde.

Dans de telles conditions, la course n'était pas concevable: 2 contrôles/temps ont été supprimés, remplacés par de simples contrôles/passage.

Lord Montagu de Beaulieu a été pris "en stop" par une Rolls Royce Phantom, alors que sa Vauxhall, en panne, repartait à Pékin.

Lanzhou-Koko Nor, 475 km

Après une journée de repos bien mérité, les concurrents ont connu la première réelle étape de course, entre Lanzhou et Koko Nor.

Les mauvaises conditions météo, pluie incessante et vent glacial, ont bien défavorisé les équipages roulant en décapotable. Tous sont sains et saufs, mais trois automobiles n'ont pas résisté: une Marmon, une Stutz et une Jaguar.

La première sanction a été attribuée à la Peugeot 404 de P. Minassian et P.Grogan, pourtant si bien préparés: près de 7h de pénalité pour avoir "oublié" leur carte de contrôle/temps ...

II est certain que de nombreux autres équipages recevront, eux aussi, une pénalité avant l'arrivée à Paris !

Pour conclure cette dure journée, les concurrents ont passé leur première nuit sous la tente, sur la rive du plus grand lac chinois, le Koko Nor, à 3200 m d'altitude.

Dernière minute ! !

Au soir du 15 septembre, en arrivant à Lhasa, 87 voitures étaient toujours en course. Les causes d'abandon des 7 équipages absents sont de diverses natures: problèmes de moteur, de surchauffe, d'essieux ou encore de santé.

A 33 jours de l'arrivée, on se demande qui renouvellera l'exploit du Prince Borghese, vainqueur du premier Pékin-Paris en 1907? Les paris sont ouverts !!!



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